Quels services d’accompagnement existent pour s’installer à l’étranger ?

Quels services d’accompagnement existent pour s’installer à l’étranger ?

Mis à jour le 26 octobre 2026

S’installer à l’étranger à la retraite, c’est toute une série de démarches à caler dans le bon ordre. Et la plupart des aides pour les faire sont gratuites, à condition de savoir où frapper.

Je m’appelle Virginie, j’ai bientôt 60 ans et l’idée de passer une partie de ma retraite au soleil me trotte dans la tête. Alors j’ai fait le tri entre les services publics qui accompagnent vraiment les retraités expatriés et ceux qui vous vendent surtout du rêve.

Le consulat : votre premier interlocuteur sur place

L’ambassade ou le consulat de France ne fait pas vos démarches à votre place. Mais il reste le point d’appui officiel de tout Français installé hors de France.

Commencez par l’inscription au registre des Français établis hors de France. Elle n’est pas obligatoire, mais le service public la recommande vivement. Elle est gratuite, se fait en ligne et vaut 5 ans.

Concrètement, elle simplifie le renouvellement de vos papiers d’identité, l’inscription sur les listes électorales consulaires et certaines légalisations à tarif réduit. Et en cas de crise dans le pays, le consulat sait que vous êtes là et peut vous joindre.

C’est la première chose que je ferais en arrivant, avant même d’avoir rangé les cartons.

Votre caisse de retraite : un service dédié aux retraités à l’étranger

Votre pension française vous suit à l’étranger. Mais vos caisses doivent connaître votre nouvelle adresse et vos coordonnées bancaires, sinon les ennuis commencent.

Tout se gère depuis votre espace sur info-retraite.fr, dans la rubrique consacrée aux paiements et à la retraite à l’étranger. Pour le détail de la marche à suivre, lisez notre article sur le changement d’adresse de paiement quand on s’expatrie.

Une fois installé, vos caisses peuvent vous demander chaque année un certificat de vie. Bonne nouvelle, il est mutualisé : un seul certificat suffit pour toutes vos caisses, et une application gratuite permet même de le valider depuis votre téléphone.

La santé : le formulaire S1 et la Caisse des Français de l’étranger

C’est le sujet que je trouve le plus délicat. Parce que les règles changent selon que vous partez dans l’Union européenne ou ailleurs.

Dans l’Union européenne

Si vous ne touchez qu’une retraite française, demandez le formulaire S1 à votre caisse de retraite avant de partir. Une fois sur place, il vous permet de vous inscrire auprès de la sécurité sociale du pays et d’y être soigné selon ses règles.

Le S1 est individuel : il en faut un par personne. Et lors de vos séjours en France, la CPAM reste compétente pour vos soins, tandis que la carte européenne d’assurance maladie couvre vos déplacements temporaires.

Hors de l’Union européenne

Là, pas de S1 dans la plupart des pays. Beaucoup de retraités se tournent vers la Caisse des Français de l’étranger, une assurance volontaire qui prend le relais de la Sécurité sociale française.

Comparez avant de signer. Notre guide sur le fonctionnement de la CFE détaille ce qu’elle couvre et comment adhérer.

Le droit de séjour : ce que dit la règle européenne

Dans un pays de l’Union, un retraité français peut s’installer librement. Pendant les trois premiers mois, aucun titre de séjour n’est exigé.

Au-delà, le pays peut vous demander de vous enregistrer, souvent à la mairie ou au commissariat. Vous devrez alors présenter une pièce d’identité, une assurance maladie complète et la preuve de ressources suffisantes, et votre pension compte comme ressource.

Après cinq ans de séjour légal ininterrompu, vous obtenez un droit de séjour permanent. Le portail officiel de l’Union européenne Your Europe propose un service d’assistance gratuit si un pays vous complique la vie.

Hors Union européenne, chaque pays fixe ses visas et ses conditions de ressources. Le consulat du pays visé, en France, reste la seule source fiable.

Les impôts : prévenir avant de partir

Votre départ change votre situation fiscale. Vous devez le signaler à l’administration fiscale française, qui vous rattachera au service des non-résidents si vous transférez votre domicile fiscal.

Ensuite, tout dépend de la convention fiscale signée entre la France et votre pays d’accueil. Certaines pensions restent imposées en France, d’autres dans le pays de résidence.

Ne laissez pas ce point à plus tard. Notre article sur les démarches auprès des impôts en cas d’expatriation vous explique quoi faire et quand.

Les prestataires privés : utiles, mais pas indispensables

Il existe des sociétés de relocation qui cherchent un logement, traduisent vos documents ou vous accompagnent dans les administrations locales. Elles peuvent faire gagner du temps, surtout si vous ne parlez pas la langue.

Mais elles sont payantes.

Et leur sérieux varie beaucoup. Demandez un devis écrit, le détail des prestations et des références vérifiables.

Les associations de Français à l’étranger, souvent animées par des bénévoles, donnent aussi de bons conseils pratiques pour un coût modeste.

Mon conseil : avant tout départ, faites une liste en trois colonnes avec la caisse de retraite, l’assurance maladie et les impôts. Je cocherais chaque ligne au moins trois mois avant le jour J, parce que c’est là que se cachent les vraies mauvaises surprises.

Testez vos connaissances

1. L’inscription au registre des Français établis hors de France est-elle obligatoire ?

2. Qui délivre le formulaire S1 à un retraité qui part dans l’Union européenne ?

3. Combien de certificats de vie faut-il envoyer quand on a plusieurs caisses ?

Questions fréquentes

Le consulat peut-il m’aider à trouver un logement ?

Non. Le consulat gère l’état civil, les papiers d’identité, les élections et la protection des Français. Pour le logement, il faut passer par des agences locales, un prestataire de relocation ou les réseaux d’expatriés.

Qui me soigne si je reviens en France pour quelques semaines ?

Si vous ne touchez qu’une pension française et vivez dans l’Union européenne avec un S1, la CPAM reste compétente pour vos soins lors de vos séjours en France. Vous pouvez vous adresser à la caisse de votre dernière affiliation ou à celle de votre lieu de séjour.

Existe-t-il un service public unique pour toutes les démarches d’expatriation ?

Non. Chaque organisme garde son rôle : le consulat pour les papiers, la caisse de retraite pour la pension, l’Assurance maladie ou la CFE pour la santé, l’administration fiscale pour l’impôt.

Sources

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Virginie D

Virginie D. — Conceptrice de Retraite Info

J’ai créé Retraite Info pour accompagner chacun avec des informations fiables et pratiques, afin de vivre sa retraite en toute confiance.

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