Oui, vous pouvez faire du bénévolat à la retraite, autant que vous le souhaitez. Aucune déclaration à votre caisse, aucune incidence sur votre pension.
Le vrai sujet est ailleurs : trouver une mission qui vous plaise vraiment, et savoir ce que le statut de bénévole implique côté frais et impôts.
Ici, c’est Virginie, conceptrice du site. J’approche des 60 ans et le bénévolat fait partie des projets auxquels je pense pour l’après. J’ai donc rassemblé les règles officielles et les pistes concrètes pour s’engager.
Le bénévolat est-il compatible avec la retraite ?
Oui, totalement. Un bénévole agit gratuitement, sans contrepartie ni rémunération, en argent ou en nature. Ce n’est donc pas une activité professionnelle.
Et ça change tout.
Vous n’êtes pas dans un cumul emploi-retraite, puisque vous ne touchez aucun revenu. Votre pension n’est pas concernée, et vous n’avez rien à signaler à votre caisse.
Seule vigilance : si on vous propose une « indemnité » régulière ou un avantage en nature, ce n’est plus vraiment du bénévolat. Posez la question franchement à l’association.
Dans quels domaines s’engager ?

Le choix est immense. JeVeuxAider.gouv.fr, la plateforme publique du bénévolat, cite notamment :
- les hôpitaux, maisons de retraite et centres de soins, pour accompagner, aider aux formalités ou animer des loisirs
- les écoles, pour le soutien scolaire ou l’aide aux activités
- les associations caritatives, pour la collecte, les événements ou les boutiques solidaires
- l’environnement, avec des plantations ou des nettoyages de sites
- le sport, pour organiser des événements ou encadrer des équipes
- l’alphabétisation, l’écoute, l’aide aux démarches administratives ou le conseil juridique
Vos compétences professionnelles ont souvent leur place. Une ancienne comptable peut tenir la trésorerie d’une petite association, un ancien artisan animer un atelier de réparation.
Mais rien ne vous oblige à refaire votre ancien métier. Certains retraités cherchent justement l’inverse.
Comment trouver une mission

- Listez ce qui vous attire et ce que vous savez faire, puis le temps que vous voulez donner : quelques heures par mois ou un jour par semaine.
- Cherchez sur JeVeuxAider.gouv.fr, avec les filtres « Près de chez moi » ou « À distance ».
- Passez au forum des associations de votre commune, ou demandez la liste à la mairie ou au centre communal d’action sociale.
- Rencontrez les responsables avant de vous engager, pour définir précisément votre rôle.
- Commencez petit. JeVeuxAider.gouv.fr conseille d’ailleurs de ne pas se surcharger et de choisir un engagement tenable.
Si vous cherchez plutôt une activité de loisir en groupe, notre article sur les clubs et associations à rejoindre après la retraite présente toutes les familles d’activités.
Vos frais : remboursement ou réduction d’impôt
Le bénévolat ne doit rien vous coûter, sauf si vous le choisissez. Quand vous avancez des frais pour l’association, essence, péages, matériel, deux options s’offrent à vous.
Soit l’association vous rembourse sur justificatifs. Soit vous renoncez par écrit au remboursement, par exemple sur la note de frais, et ces frais abandonnés sont traités comme un don.
Dans ce second cas, si l’association est d’intérêt général, vous avez droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. L’association vous remet un reçu fiscal.
Un exemple chiffré
Vous faites 1 000 km avec une voiture de 5 CV pour l’association, sans demander de remboursement. Avec le barème kilométrique, ces frais sont évalués à 636 €.
Si vous êtes imposable, la réduction d’impôt atteint 66 % de 636 €, soit environ 420 €. Ce dispositif n’a d’intérêt que si vous payez l’impôt sur le revenu.
Pour une association d’aide aux personnes en difficulté, qui fournit des repas, des soins ou un logement, le taux passe à 75 %, jusqu’à 2 000 € de dons effectués à partir du 14 octobre 2025.
Ce que le bénévolat apporte

Le travail apportait des collègues, des horaires et le sentiment d’être utile. Une mission bénévole peut rendre une bonne partie de tout ça.
Je le vois comme une façon de garder un pied dans le monde, avec des rendez-vous qui comptent pour quelqu’un d’autre que soi. Parce que l’isolement s’installe vite quand rien n’oblige à sortir. Notre article sur les moyens d’éviter l’isolement à la retraite propose d’autres pistes.
Le bénévolat s’intègre aussi dans un projet plus large. Pour construire votre nouvel emploi du temps, regardez nos idées pour organiser une retraite active et épanouie.
Bien choisir pour durer

Les premières semaines, l’enthousiasme pousse à dire oui à tout. Sauf qu’un engagement trop lourd finit souvent par peser, et on lâche.
Mon conseil : avant de vous engager à l’année, faites une mission ponctuelle, une collecte, un événement, une journée de nettoyage. C’est comme ça que je compte m’y prendre. Si l’ambiance vous plaît et que vous avez envie de revenir, vous saurez que c’est la bonne association.
Testez vos connaissances
1. Le bénévolat a-t-il un effet sur votre pension de retraite ?
Le bénévole n’est pas rémunéré, donc ce n’est pas une activité professionnelle.
2. Quelle réduction d’impôt pour des frais abandonnés à une association d’intérêt général ?
Les frais abandonnés sont traités comme un don, avec un reçu fiscal.
3. Quelle plateforme publique recense des missions de bénévolat ?
Elle propose des missions près de chez vous ou à distance.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer son bénévolat à sa caisse de retraite ?
Non. Le bénévolat n’est pas rémunéré, ce n’est donc pas une reprise d’activité professionnelle.
L’association doit-elle rembourser mes frais ?
Elle peut les rembourser sur justificatifs. Vous pouvez aussi y renoncer par écrit, et ces frais deviennent alors un don ouvrant droit à une réduction d’impôt.
Peut-on faire du bénévolat à distance ?
Oui. JeVeuxAider.gouv.fr propose un filtre « À distance » pour les missions qui se font depuis chez soi.
Combien de temps faut-il consacrer au bénévolat ?
C’est vous qui décidez. Les missions peuvent être ponctuelles ou régulières, selon vos disponibilités.





