Vous avez encore bon pied, mais le ménage, les courses ou la toilette deviennent pénibles : à qui demander de l’aide ?
La réponse dépend surtout de votre niveau d’autonomie. Et selon le cas, le bon guichet n’est pas le même : le département pour les uns, la caisse de retraite pour les autres.
Je suis Virginie, j’ai lancé ce site et je vais sur mes 60 ans. Je commence à me poser ces questions pour mes proches comme pour moi plus tard, alors j’ai fait le tri dans les aides officielles.
La règle de base : qui aide qui ?
Tout repose sur la grille AGGIR, qui classe l’autonomie en six groupes, du GIR 1 (dépendance lourde) au GIR 6 (personne autonome).
| Votre situation | À qui vous adresser | Aide principale |
|---|---|---|
| Plutôt autonome, avec des difficultés pour certains gestes | Votre caisse de retraite | Plan d’aides personnalisé |
| Perte d’autonomie réelle (GIR 1 à 4) | Le conseil départemental | APA à domicile |
| Sortie d’hôpital ou coup dur passager | Votre caisse de retraite | Aides temporaires |
Et dans tous les cas, si vous payez une aide à domicile, le crédit d’impôt s’ajoute.
Vous êtes encore autonome : l’aide de votre caisse de retraite

Si vous êtes autonome mais que certains gestes du quotidien vous posent problème, à cause de votre santé, de l’isolement ou de vos conditions de vie, votre caisse peut financer un plan d’aides personnalisé. L’Assurance retraite l’appelle « OSCAR ».
Il peut comprendre :
- des heures d’aide à domicile : entretien du logement et du linge, aide aux repas, accompagnement à la toilette, petites sorties à pied
- des forfaits de prévention : téléassistance, aides techniques, petits travaux d’aménagement, livraison de courses
- des ateliers collectifs de prévention
Les forfaits de prévention sont pris en charge à 100 %, dans la limite des fonds disponibles. Pour les heures d’aide, une participation est demandée selon vos ressources.
Attention, la caisse compétente n’est pas toujours celle que vous croyez. Si vous êtes né avant 1953, c’est le régime auquel vous avez cotisé le plus longtemps, sinon c’est le dernier.
Comment faire la demande
Depuis votre espace personnel sur le site de votre caisse, avec le service « Demander une aide à l’autonomie », ou par courrier avec le formulaire de demande d’aides à l’autonomie à domicile, accompagné de votre avis d’imposition.
Si vous remplissez les conditions, un professionnel vient chez vous évaluer vos besoins. Un proche peut être présent.
Vous perdez en autonomie : l’APA du département
Dès que la perte d’autonomie est plus marquée, avec un classement en GIR 1 à 4, c’est l’allocation personnalisée d’autonomie qui prend le relais. Elle s’adresse aux personnes d’au moins 60 ans et n’a pas de condition de ressources.
À domicile, elle finance un plan d’aide qui peut monter jusqu’à 2 080,33 € par mois en GIR 1 et 811,52 € en GIR 4. Une participation peut rester à votre charge selon vos revenus.
Tout le détail, des montants à la visite d’évaluation, est dans notre guide pour bénéficier de l’APA.
Une seule règle à retenir. L’APA et l’aide de la caisse de retraite ne se cumulent pas.
Après une hospitalisation ou un coup dur
L’Assurance retraite propose aussi des aides ponctuelles, sous conditions de ressources, pour les retraités du régime général :
- L’aide au retour à domicile après hospitalisation : un plan d’aide de 3 mois (aide ménagère, portage de repas, téléassistance). La demande est faite par l’assistante sociale de l’hôpital, idéalement avant la sortie. Elle n’est pas accordée si vous touchez déjà l’APA.
- L’aide aux retraités en situation de rupture : un soutien temporaire après un deuil, un déménagement ou l’entrée du conjoint en établissement.
Mon conseil, si un proche est hospitalisé : demandez à voir l’assistante sociale du service dès les premiers jours. Parce que c’est elle qui lance la demande, et qu’une fois le patient sorti, il est souvent trop tard.
Le crédit d’impôt : la moitié de la facture

Que vous employiez directement une aide à domicile ou que vous passiez par une association ou une entreprise agréée, vous avez droit à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses. Même si vous n’êtes pas imposable.
Le plafond est de 12 000 € de dépenses par an, majoré de 1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans, dans la limite de 15 000 €. Les aides reçues, comme l’APA, sont déduites des dépenses retenues.
Prenons un couple de retraités de plus de 65 ans qui paie 4 000 € d’aide ménagère dans l’année. Le crédit d’impôt atteint 2 000 €, donc le coût réel tombe à 2 000 €.
Pour les soins infirmiers et l’aide médicale, les dispositifs sont différents : voyez notre article sur les aides pour les soins à domicile.
Testez vos connaissances
1. Vous êtes autonome mais avez du mal à faire le ménage. À qui vous adresser en premier ?
Pour les retraités encore autonomes, c’est la caisse de retraite qui propose un plan d’aides personnalisé.
2. Quel est le taux du crédit d’impôt pour l’emploi d’une aide à domicile ?
Le crédit d’impôt est de 50 % des dépenses, dans la limite d’un plafond annuel.
3. Qui demande l’aide au retour à domicile après une hospitalisation ?
La demande est faite par l’assistante sociale de l’hôpital, de préférence avant la sortie.
Questions fréquentes
Peut-on cumuler l’APA et l’aide de la caisse de retraite ?
Non. L’APA prend le relais quand la perte d’autonomie atteint les GIR 1 à 4, et elle n’est pas cumulable avec les aides à domicile des caisses de retraite.
Faut-il être imposable pour profiter du crédit d’impôt ?
Non. C’est un crédit d’impôt : s’il dépasse votre impôt, ou si vous n’en payez pas, la différence vous est remboursée.
Les aides de la caisse de retraite sont-elles gratuites ?
Les forfaits de prévention sont pris en charge à 100 % dans la limite des fonds disponibles. Pour les heures d’aide à domicile, une participation est demandée selon vos ressources.





